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A propos

Qu'est-ce qu'un réseau d'entraide?

Les membres de Samen Toujours se sont définis ainsi :

« Un réseau d’entraide et de relais local pour les personnes âgées isolées et/ou exprimant un sentiment de solitude est un ensemble de relations entre individus qui se soutiennent mutuellement, gratuitement. Le réseau est porté par une structure constituée juridiquement qui le met en place, le coordonne et l’encourage. L’objectif de ces réseaux est de permettre aux personnes âgées de rester dans leur lieu de vie/domicile, le plus longtemps possible, en favorisant leur bien-être. Ce type de réseau est basé sur la solidarité, le partage de ressources, d’informations, de la valorisation des compétences de chacun.e, et sur la volonté de (re)créer du lien. »

Le réseau comprend :

  • Toutes personnes de 60+ ans exprimant un sentiment de solitude
  • Toute personne ayant envie de créer du lien, en proposant un bénévolat
  • Un.e ou plusieurs coordinateurice.s de réseau

Le vieillissement à Bruxelles

De nombreux défis attendent la Région bruxelloise pour les prochaines années : le vieillissement de la population en est un, et pas des moindres. Bien que Bruxelles soit une ville jeune, le nombre absolu de 65+ans bruxellois.es est en aug­mentation depuis 2010 et atteindra en 2030 près de 200.000 sur l’ensemble de la Région de Bruxelles-Capitale (contre 160.000 actuellement[1]).

Le Rapport bruxellois [2] sur l’état de la pauvreté de 2019 met en avant l’évolution bruxelloise par rapport aux personnes âgées : le nombre de 65+ ans augmente depuis 2010, et devrait atteindre +12% entre 2019 et 2029, selon les dernières projections démographiques. De plus, la pauvreté pourrait les toucher davantage, comme le montre la hausse de la proportion de bénéficiaires de la GRAPA. Le rapport pointe ce dernier point comme étant un enjeu important pour la Région de Bruxelles Capitale (RBC), et ce en termes d’accès aux soins et aux structures d’accueil adaptées. En 2014, dans le chapitre « Prévision démographique » de l’Etude de programmation pour Bruxelles de la Vrije Universiteit Brussel, le Professeur Verté prévoit qu’en 2040, près d’un Bruxellois (RBC) sur 8 atteindra 80 ans et plus.

Le vieillissement de la population est un en­jeu social et sanitaire à cause des difficultés apparais­sant avec l’âge et de leurs conséquences (perte de mo­bilité, maladie, éclatement géographique des familles, handicap, etc.). Le bassin de vie d’une personne âgée finit par se limiter à 500 mètres, renforçant ainsi l’iso­lement social.

Samen Toujours,  Prévenir les conséquence de l’isolement des aîné.es : un enjeux social et de santé publique – Mémorandum pour promouvoir  les réseaux d’entraide élection 2024, 2023

Références :

1. Extrapolation réalisée à partir des données citées au 1er janvier 2020 in D. FELE et co., Les personnes âgées en Région Bruxellois : Aperçu de leur situation socio-sanitaire  et de l’offre d’accueil et d’hébergement, Observatoire de la Santé et du Social, 2023, p.9

2. Marion Englert, Sarah Luyten, Sarah Missinne, Dalia Fele, Déogratias Mazina, Else Mendes Da Costa, Résumé Baromètre social – Rapport bruxellois sur l’état de pauvreté 2019, Observatoire de la santé et du social

5.  https://statbel.fgov.be/fr/themes/population/origine#figures
6.  https://atlas.aim-ima.be/base-de-donnees/?rw=1&lang=fr

La solitude et l’isolement à Bruxelles

D’après une enquête réalisée en Belgique en 2012[1], « 23% des seniors interrogés se trouvent dans une situation d’isolement, car ils combinent un petit réseau social avec des sentiments de solitude ». Or, on observe que « le manque de relations sociales a un impact négatif important sur la santé des seniors et donc sur leur qualité de vie. Contrairement, la participation des aîné.es à la société leur permet de vivre plus longtemps et en meilleure santé »[2][3]. L’isolement a donc un impact conséquent sur l’état de santé des seniors et sur leur bien-être en général. En soutenant le travail des associations membres dans leur lutte contre l’isolement, l’objectif de la plateforme est d’avoir indirectement une incidence déterminante sur la santé des seniors.

Quelques chiffres pour la solitude et l’isolement (<Odisee, intervention le 28/6/23)

  • 10,3% des BXL-se n’est pas satisfaite de ses contacts sociaux (cf. 8,4% de la population belge) (Enquête de santé 2018)
  • 13,7% des BXL-se a des contacts moins d’une fois par semaine (cf. 12,1% population belge) (Enquête de santé 2018).
  • 7% de la population flamande se sent isolée ; 10% parmi les citadins, les célibataires et les personnes peu qualifiées (VRIND 2017)
  • 1 senior belge sur 5 se sent seul.e plusieurs fois par semaine. La moitié des seniors belges se sentent seul.es régulièrement ou plus fréquemment. (FRB 2020)
  • La moitié des Belges (46%) disent se sentir parfois ou toujours. Cette proportion est plus élevée chez les jeunes Belges (20-34 ans) que chez les plus de 70 ans (Enquête sur le bonheur 2018).

Solitude

  • Sentiment désagréable
  • Manque de connexion
  • Donnée subjective
  • Solitude affective : absence d’une relation particulière
  • Solitude sociale : manque d’appartenance à un groupe
  • Solitude existentielle : sentiment d’insignifiance

Risques liés à la solitude

  • Augmentation de la sédentarité
  • Risque cardiovasculaire
  • Déclin cognitif
  • sentiment d’insignifiance

Isolement

  • Donnée objective
  • Manque de soutien

Impacts et risques liés à l’isolement

  • impact plus important sur le bien-être que l’inactivité physique, l’obésité ou fumer 15 cigarettes par jour
  • associé à un plus grand risque de dépression, d’anxiété, d’un déclin de la mobilité et augmente le taux de mortalité.

La solitude réduit la qualité de vie immédiate des personnes âgées.

Références :

1. FRB-IPSOS-KUL-ULG Rapport d’Activités 2020
2. Quentin MARTENS, Centre d’Etudes Politiques, Economique et Sociales, 2015
3. What Makes a good life ? Lessons from the longest study on happiness by Robert Waltinger, in TEDx BaconStreet, consulté le 11/1/2023 : https://www.ted.com/talks/robert_waldinger_what_makes_a_good_life_lessons_from_the_longest_study_on_happiness/transcript

Le bénévolat

En 2019, 7,8% de la population (soit 735 000 personnes) était engagée dans des actions de volontariat, selon la loi de 2005, en Belgique[1]. A Bruxelles Capitale, cela correspond a 61 969 personnes, soit 6,4% des Bruxellois.es.

Volontariat ou bénévolat ?

« Dans l’usage courant, ces deux termes sont généralement des synonymes qui servent à désigner tout travail non rémunéré. On parlera néanmoins de volontariat lorsqu’il est spécifiquement question d’activités visées par la loi de 2005 relatives aux droits des volontaires. Selon cette loi, le volontariat consiste en une activité qui ne fait l’objet d’aucune rétribution, obligation ou recherche d’un profit personnel, et qui s’exerce en dehors du cadre familial ou privé, à travers une organisation ou association. » (FRB, 2021)

Les réseaux d’entraide membres de la plateforme font majoritairement appel à des volontaires, parfois appelé.es participant.es.

Références :

1. Fondation Roi Baudouin, ZOOM : Le volontariat en Belgique, 2021

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